"LIRE, ÉCOUTER, VOIR, DÉCOUVRIR..."

En vrac...

"PARENTS : L'ÉDUCATION BIENVEILLANTE PRODUIT-ELLE DES ENFANTS TYRANS ? 

ENQUÊTE - Le concept de bienveillance, souvent confondu avec le laxisme, cherche à affermir la confiance de l’enfant. Parfois jusqu’à l’excès.

Par Madeleine Meteyer - Le Figaro - Publié le 13 juillet 2020

"La forêt de mon père"

un film de la réalisatrice belge Vero Cratzborn et soutenu par l'UNAFAM

Sortie en salles dans toute la France

«Vero CRATZBORN trouve le ton juste, doux et réaliste, pour montrer le quotidien d’une famille quand la maladie mentale y fait effraction. La souffrance n’est pas édulcorée, elle n’est pas non plus exhibée, elle se mêle et s’intrique avec ce qui fait la vie de tous les jours, elle met les liens à l’épreuve. » Hélène Davtian, Psychologue clinicienne, directrice du dispositif Les Funambules-Falret.

Lire la vidéo

Les entrées réalisées sur le premier jour et la première semaine sont décisives pour qu’un reste à l’affiche. Soyez nombreux à aller le voir afin  de donner à ce film sensible, qui parle de la psychiatrie adulte à hauteur d’enfant (soutenu par la Ligue des Droits de l’Homme), la chance d’avoir sa place parmi les grandes productions américaines.

Lire la vidéo

Fonction maternelle, fonction paternelle

de Jean-Pierre Lebrun, psychanalyste et psychiatre qui exerce à Namur en Belgique dans la collection « yapaka.be », des Éditions Fabert

Fiche de lecture faite par Marie-Dominique Terrot

Pour chaque enfant c’est la famille conjugale qui est le lieu de l’humanisation. Les fonctions de la mère et du père restent différenciées et asymétriques, même si, aujourd’hui, le mot de parentalité laisse souvent entendre le contraire : la mère est le premier autre, le père intervient en deuxième, et il s’agit pour lui d’inverser la prévalence naturelle donnée à la mère, non pas à son profit – comme le voulait le patriarcat –  mais au profit de l’inscription de l’enfant dans le langage, capacité qui définit notre espèce.

La parentalité est alors l’indice d’une défense inédite contre le sexuel. La société néolibérale du « tout possible » prétend se débarrasser de la dissymétrie entre père et mère. Elle ne s’aperçoit pas qu’elle rend ainsi plus difficile le travail d’humanisation que la génération du dessus assume à l’égard de celle qui suit. S’en suivent des conséquences cliniques qui méritent d’être identifiées.

J'ai grandi avec une mère malade psychique...

« Je n’aimais pas sa maladie. Mais que pouvait-elle contre ce mal ? Alors oui, j’ai souffert. Mais Maman Jeanne [sa mère biologique] m’a donné l’amour inconditionnel d’une mère pour son petit bébé. Pour survivre, il a fallu que je m’éloigne d’elle. Que je trouve ma propre route. Même si l’on n’a pas les bonnes cartes en main, tout est possible. On peut s’en sortir». (Interview sur Pelerin.com)

Frédérique Bedosauteur de La petite fille sur la balançoire (éd. Les Arènes, 2014), a été accueillie dans une famille adoptive, entourée de frères et sœurs également adoptés, certains ayant un handicap. Présentatrice de télévision, elle a fondé en 2010 le projet Imagine, qui met en valeur les héros du quotidien. Elle a également réalisé le film « Jean Vanier, le sacrement de la tendresse » (Sorti en salle 9 janvier 2019).

 

Être victime de schizophrénie, c'est être prisonnier d'une autre réalité. Se soigner, c'est se libérer.

« La schizophrénie touche en France 600 000 personnes auxquelles il faut ajouter les proches et les familles. Ce sont plus de 1,5 million de personnes qui doivent faire face à la maladie mais aussi au regard méfiant, négatif de la société qui véhicule une image caricaturale et violente des personnes vivant avec cette pathologie qui pourtant se diagnostique et se soigne. Nous souhaitons aujourd’hui lancer un challenge d’envergure : changer ce regard pour déstigmatiser la maladie et pour mieux inclure celles et ceux qui sont concernés. »   Pr. Raphaël Gaillard, président de la Fondation Pierre Deniker.