Le forum de Gruissan 2008

gruissan2008Tous les 2 ans, un colloque est habituellement organisé par une équipe qui se constitue au niveau d’une région. Un thème est établi par l’équipe et le CA soutient et encourage cette initiative.
En 2008, il est apparu possible d’organiser de façon plus légère un regroupement baptisé Forum, à défaut de trouver une équipe porteuse d’un projet mieux finalisé en Colloque.
Le lieu se devait d’être facile d’accès et les contraintes d’hébergement minimes. Après plusieurs contacts menés par une équipe du « Grand Sud », le choix s’est porté sur Gruissan et le camping des Aygades, près de Narbonne. Les contrats furent signés par le biais de l’association et cela posa les bases d’une organisation légère et suffisante. Finalement, l’esprit « à la carte » a fini par constituer un menu abondant… et même très abondant… Jugez-en par vous-même!

Déroulement :
Nous étions presque une vingtaine à être présents dès le vendredi soir. Certains sont venus nous rejoindre pour la journée du samedi et sont restés ou revenus le dimanche.

Nous nous sommes réunis le vendredi soir vers 18H30 afin de mettre au point le programme du WE et chacun a proposé d’animer des ateliers ; c’est ainsi que nous avons pu, au gré de la participation de chacun, assister :

A – le vendredi soir à 21H : une conférence d’Yves Brault sur « Les concepts soutenant les neurosciences », ouvrant la présentation en trois étapes que le groupe de recherche clinique R3  nous fera tout au long du WE.

Son propos a été d’introduire la théorie de la Médiation en faisant un historique sur les tentatives faites depuis 30 ans afin d’étudier et comprendre le fonctionnement de notre cerveau humain et ses capacités.

Tout d’abord il nous présente quelques propriétés du système neuronal.

Puis il compare Nature et Culture en soulignant qu’Il existe chez l’être humain :

  1. Un fonctionnement de type « animal », globalisant, instinctif pourrait-on dire, naturel, non distancié. Le « réflexe de sursaut », cher à Mona-Lisa Boyesen, en est un exemple.
  2. Un fonctionnement de type « culturel », distancié par l’analyse, où le cerveau humain construit des objets spécifiques, qui ont leur propre logique.

La complexité du cerveau humain fait qu’on ne peut pas faire l’économie d’une théorie du fonctionnement de l’esprit humain qui soit autre chose qu’une simple description physico-chimique. Mais cette description doit évidemment prendre en compte ce que nous apprennent les neurosciences.

D’où un besoin de théories pour décrire son fonctionnement sans pour autant coller aux faits puisqu’il est impossible d’en décrire l’état physique.

Un des résultats les plus assuré des neurosciences, c’est qu’il n’y a pas de chef d’orchestre dans le cerveau humain. Celui-ci est constitué d’un empilement de « cerveaux » dont certains sont très archaïques et d’autre beaucoup plus récents : cerveau « reptilien », cerveau émotionnel, néo-cortex… Or cet empilement n’est pas du tout hiérarchisé : tous ces « cerveaux » fonctionnent en parallèle et selon les circonstances c’est l’un ou l’autre qui prend le dessus.

Trois propriétés spécifiques au Vivant ont été mises en évidence :

la standardisation ; la nature, avec des moyens extraordinairement répétitifs, parvient à une non moins extraordinaire variété de résultats. L’organisation du vivant est pour une très large part identique de la plus humble bactérie à l’homme. en effet, chaque « vivant » est composé de 98% de gènes identiques ce qui exprime un processus très standardisé.

La dégénérescence ; elle correspond au fait que de nombreuses structures différentes peuvent donner les mêmes sorties et avoir les mêmes propriétés. Notre code génétique en est un exemple qui est formé avec 4 bases qui se combinent et donnent un processus qui prolifère de façon combinatoire.

Ceci explique des propriétés très importantes du cerveau :La plasticité du cerveau et sa capacité à restaurer une fonction lésée : en effet, des régions différentes du cerveau peuvent assurer des fonctions qui ne sont pas normalement les siennes. Egalement le fait que des circuits neuronaux dégénérés puissent donner des résultats identiques entraîne, par regroupement de ces circuits et leur intégration dans un ensemble plus vaste, lephénomène d’association.

L’association est une propriété très importante : elle est notamment requise dans la mémoire et l’apprentissage. C’est aussi elle qui permet de comprendre l’importance des neurones miroirs.

La sélection  ; le cerveau, à l’image de beaucoup de fonctions du vivant, ne fonctionne pas par instruction mais par sélection. Un exemple d’un processus de sélection est le système immunitaire.

Pour finir, il a introduit ce qu’il appelle « Darwin et la condition historique » en présentant les idées qui s’affrontent actuellement dans une violente controverse aux États-Unis d’Amérique du Nord autour de la question dite du « dessein intelligent ».

Cette vision n’est pas nouvelle. Elle n’est en somme qu’un avatar de la conception platonicienne des Idées, revue par Hegel et Karl Marx.

Si la théorie du « dessein intelligent » suscite une telle controverse, c’est qu’elle est contraire à la position quasi unanime des paléontologues actuels. Ce qu’en effet les études de ces scientifiques montrent avec beaucoup de preuves matérielles c’est le côté incohérent, heurté, bricolé, de l’évolution des espèces.

L’hérédité ne nous définit pas, elle définit la structure, le cadre à l’intérieur desquels se jouera un devenir dépendant très largement de notre histoire particulière et soumis aux lois de la sélection. Le cadre prescrit par l’hérédité ne permet pas de savoir ce que va devenir un individu.

B – le samedi à 8H à jeun sur la plage : une toilette énergétique par Gisèle Gercet.

C – le samedi de 9H45 à 11H15 : une conférence de Jacqueline Besson sur « Quel lien entre corps et esprit ? Comment fonctionnent-ils ensemble ?»

D – le samedi de 11H15 à 12H30 : un atelier sur la voix avec Françoise Sanchez.

E – le samedi de 14H à 15H30 : échange sur la vie de l’association par Mireille de Laportalière.

F – le samedi de 16H à 17H30 : présentation de l’Analyse Psycho-Somato-Energétique ou APsySE par Jacques Vaissac.

G – le samedi de 17H30 à 19H : atelier sur le thème « Touchers et massages » avec Daniel Dumont et Chantal Macqueron.

è le samedi à partir de 19H30 : Apéritif et sardinade au barbecue offerts par l’association.

H – le samedi soir « tard » : jeu de cartes créatif avec Christine Pauly.

I – le dimanche de 9H à 10H : conférence de Martine Chaptal sur « La théorie de la médiation » issue des travaux de Jean Gagnepain, linguiste et Olivier Sabouraud, professeur de neurologie.

J – le dimanche de 10H à 12H : ballade en suivant Marc Lemut sur les chemins menant vers les hauteurs du massif de La Clape.

Le petit moment de sortie en nature proposé devait être court pour ne pas empiéter ni surcharger un emploi du temps déjà bien copieux.
L’idée était simple : pouvoir profiter d’un endroit en nature suffisamment nourrissant pour se ressourcer et suffisamment aisé pour que des contacts puissent se faire.
A quelques minutes en voiture, la Montagne de La Clappe; petite montée du Cimetière Marin dans les senteurs de garrigue; une petite boucle sur le plateau qui domine la mer, au milieu des couleurs et des goûts à partager. Sur le retour : sensation de trop court?? alors à suivre!

M.L.

K – le dimanche de 14H à 15H30 : atelier du silence avec Martine Papinot pour tenter de comprendre « par où passent les émotions quand on est IMC ? »

Durée 1H30 maximum

Martine nous propose d’expérimenter le monde du silence

Se retrouver en face de l’autre comme sujet sans pouvoir communiquer ni avec les gestes ni avec les mots, mais avec le regard et quelques mimiques.

L’expérience durera 30 mn.

Puis le sujet deviendra observateur 30 mn aussi.

Que se passe t-il au niveau émotionnel c’est-à-dire au niveau des connexions organiques?

Comment je peux essayer de faire comprendre à l’autre ce que je ressens sans pour autant pouvoir le dire.

Comment l’autre peut-il me comprendre?

Feed back avec le groupe sur ce travail qui se veut très intense.

Du rire, des larmes, des fuites en avant, l’expérience aura été écourtée sans doute du fait de l’ambiance festive de ce forum! Nous avons voulu être finalement légers, et certains avaient oubliés qu’ils étaient dans une coque et un fauteuil roulant, mais au bord de la mer, envie de batifoler, de s’envoler. Ce fut très ludique somme toute.

L – le dimanche de 15H30 à 17H : atelier d’écriture « le mot de passe » avec Marie-Colette Ménager en groupe de 4.

Voici présentés succinctement les différents ateliers et activités qui ont rythmé le WE.

Le ciel a été assez clément pour nous permettre de profiter du plaisir de dîner ensemble dehors samedi soir, autour d’un barbecue et d’une sardinade dont voici quelques photos….

Et la recette de Martine Papinot :

La sardinade de Gruissan :

Sardines fraîches: 4 par personnes X 20 personnes = 80 sardines qu’il faut vider.
Pommes de terre cuites à la vapeur dans les cocottes des bungalows.
Concombres épluchés et coupés en lamelles.
Choux fleur crus.
Tomates arrosées d’huile d’olive et aillées, à faire griller sur le barbecue.
Oignons.
Le tout bien arrosé d’un vin du pays: clape rouge et rosé.
Au dessert: tartes à volonté….
Olives vertes pour l’apéro, chips, cacahouètes,
Et aussi et surtout, de la joie, de la bonne humeur, du rire à n’en plus pouvoir, quelques bonnes blagues, beaucoup de chaleur humaine et de convivialité.

Texte rédigé par l’équipe organisatrice:

Martine Papinot, Marie-Dominique Terrot et Marc Lemut.

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