Le cercle psycho-organique

Le cercle psycho-organique est un modèle en neuf points qui permet de comprendre comment une personne fonctionne dans sa relation à l’autre : modèle cyclique (ou plutôt en spirale), sur lequel on circule sans cesse et où l’on revient constamment au point de départ mais avec un contenu différent.

Le cercle psycho-organique est un outil qui permet de voir avec finesse comment une personne accepte ou refuse sa vulnérabilité ontologique, comment elle construit son identité et comment elle prend le risque d’entrer en relation avec le monde.

Le_Cercle_Psycho-Organique2

LE CERCLE PSYCHO-ORGANIQUE
Tiré de : Jacqueline Besson et Yves Brault, Le cercle psycho-organique,
Manuel d’enseignement de l’EFAPO, tome 1, 1 ère édition, 1991.

Le besoin, l’accumulation, l’identité, la force, la capacité

Sur le versant du flux, on décrit cinq points qui correspondent à la construction de l’identité et du désir. Le premier point correspond au besoin fondamental. Historiquement, c’est le moment où l’enfant sort du ventre de sa mère et où il a un besoin urgent d’air et de nourriture. Il est alors complètement dépendant. L’obstacle le plus important est ici le refus de cette dépendance. Le second point est celui de l’accumulation, qui suppose l’existence d’une enveloppe. Trop rigide, elle étouffe et empêche de recevoir ; trop poreuse, elle ne permet pas de retenir. Le troisième point est celui de l’identité. Si le personne se sent suffisamment en sécurité, elle peut explorer et construire son identité corporelle et psychique. Le quatrième point est celui de la force. La force est nécessaire à la construction de l’identité qui suppose également la capacité à s’affronter au monde, à l’autre, dans un mouvement d’exploration des similitudes et des différences. Le cinquième point est la capacité. La force étant là, il s’agit de commencer à lui donner une direction. Que faire de son énergie ? C’est l’endroit du rêve, l’endroit où tout est possible, le lieu où l’on ne se pose pas la question de savoir si les projets sont réalistes ou non.

Le choix

Le sixième point est un point de bascule, c’est celui du choix, donc de l’ambivalence : que choisir parmi tous les possibles, où aller ? Là, bien sûr, le risque est de passer trop vite à l’action sans prendre le temps d’évaluer les risques d’une décision hâtive ou d’hésiter longuement et de ne jamais rien choisir.

L’expression, le sentiment, l’orgonomie

Sur le versant du déflux, on décrit trois points qui correspondent à la relation à l’autre et au cosmos. Le septième point est celui de l’expression. Le choix ayant été fait, il s’agit d’aller vers son désir, d’aller dire, de manifester émotionnellement son choix. Le risque ici c’est de dire trop fort ou trop faiblement son ressenti et ce que l’on veut. Dans les deux cas on peut ne pas être entendu ! Le huitième point correspond au sentiment, au coeur. Par là, il faut entendre qu’il s’agit de la capacité à partager ses sentiments avec un autre. Ce moment est primordial, il rompt la solitude. Il n’est pas fusion, il est communication. Le neuvième point s’appelle l’orgonomie. Il signifie que la circulation énergétique sur le cercle est achevée et qu’une complétude est ressentie dans le corps et l’esprit. C’est un temps de répit, de ressourcement et paradoxalement de création. Car, si dans l’orgonomie, tout besoin est apaisé, le moment viendra de retrouver le premier point du cercle. C’est en ce sens que ce dernier point est aussi un élan pour entamer un nouveau tour avec une direction définie et correspondant à un choix de vie.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *